abril 25, 2014

Les “emplois verts” en augmentation au Maroc

Par Siham Ali, sur www.magharebia.com, le 24 avril 2014.

Le Maroc a ce mois-ci dévoilé sa nouvelle charte nationale en faveur de l’environnement et du développement durable.

Cette loi, qui entre dans le cadre de la nouvelle constitution, comprend la mise en place d’une unité spéciale de la police chargée d’identifier les industriels pollueurs, a expliqué à la presse, le 8 avril, la ministre de l’Environnement Hakima El Haite. Cette nouvelle stratégie prévoit également des méthodes de contrôle, comme des études d’impact sur l’environnement.

Le travail de la police environnementale permettra d’améliorer la vie des citoyens, a-t-elle affirmé.

Cette année, une centaine d’inspecteurs assermentés entameront leur mission dans les différentes régions du pays pour répondre aux 1 500 plaintes déposées par les associations et les citoyens concernant la pollution et les nuisances.

D’après Rkia Nhiri, économiste, cette stratégie gouvernementale longtemps attendue viendra en appui au développement durable.

Elle aidera également à renforcer les finances du royaume.

“Le coût de la dégradation de l’environnement au Maroc est estimé à 4 pour cent du PIB, soit à 13 milliards de dirhams par an. Le manque à gagner donc énorme”, explique-t-elle à Magharebia.

“Le secteur de l’environnement est une niche de la plus haute importance qu’il faudra savoir exploiter pour tirer des profits au niveau de l’économie et de l’emploi à l’instar d’autres pays”, poursuit-elle.

Ces nouvelles mesures devraient inclure des initiatives de sensibilisation auprès des jeunes, ajoute Nhiri.

Les jeunes auront l’opportunité de travailler dans le secteur prometteur du développement durable et de la protection environnementale, reconnaît pour sa part le sociologue Brahim Tanfouri.

“D’ailleurs, la police de l’environnement permettra sûrement de stimuler l’emploi des jeunes diplômés”, précise-t-il.

“L’environnement est considéré comme un secteur d’avenir en matière de promotion de l’emploi dans divers pays”, ajoute-t-il.

Sara Touil, étudiante en physique-chimie âgée de 21 ans, fait partie de ces jeunes qui réfléchissent à une carrière dans le secteur.

“J’aimerais bien faire partie des inspecteurs de l’environnement”, s’exclame-t-elle.

Les citoyens doivent être sensibilisés à la nouvelle stratégie gouvernementale, explique pour sa part Hamid Masrour, enseignant.

Le Maroc doit faire en sorte d’attirer l’attention du public sur les opportunités économiques offertes par le développement durable. De nombreuses niches sont à explorer par les jeunes, notamment au niveau du ‘tourisme vert’, ajoute-t-il.

“Il suffit de montrer la bonne voie aux jeunes pour se lancer dans le domaine. Il s’agit d’une grande opportunité pour la création des richesses”, dit-il.

Lui-même détient des informations de première main sur les perspectives d’emploi disponibles dans ce secteur économique émergent.

“Au lieu de sombrer dans le chômage, mon fils Aymane, qui a obtenu une licence en sciences économiques il y a trois ans, compte se lancer dans ce domaine en créant un projet d’écotourisme dans le Sud”, indique-t-il.

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