febrero 19, 2013

Les Musées des citoyens, pour les citoyens

UNE PROPOSITION POUR LA RECUPERATION  DE LA MÉMOIRE COLLECTIVE DANS LES PAYS MÉDITERRANÉENS

Une proposition du Cercle de Valence 

Avec cette proposition nous essayons de faire de la récupération de la mémoire  un bien culturel et économique. Cette idée peut être un facteur décisif pour stimuler l’intégration et la tolérance.

De l’Assemblée des Citoyens et Citoyennes de la Méditerranée, nous voulons établir des liens d’affinité, où chacun d’entre nous peut reconnaître et partager des expériences pour préserver, enrichir et donner la valeur à l’héritage de la mémoire collective des peuples.

Pour  travailler sur le plan de la diversité il est nécessaire d’élaborer des projets communs, qui permettent de développer la même idée dans différentes  endroits sociaux et géographiques. Le rétablissement de la mémoire permettra le sauvetage de connaissance qui est en train d’être perdue et son amélioration actuelle. Par exemple, à traves des ateliers avec l’expérience de personnes plus âgées, nous pouvons fournir une source de richesse incalculable.

Ces projets qui renforcent l’identité, promeuvent la reconnaissance mutuelle et favoriser une culture civique et participative, impliquent la supposition que “sans les autres nous ne pouvons pas définir nous-mêmes” et que notre présent historique est fondé sur l’héritage de la mémoire et de l’expérience collective. (Sampedro,V.  and  Llera, M., 2003).

Il est intéressant d’analyser quelques résultats à travers ces trois exemples : la série “Ilusiones” de l’artiste Paloma Briz représente huit histoires personnelles qui pourraient arriver à quelqu’un, n’importe où. (Europe presse 2012).  L’écrivain turc Orham Pamuk a récemment défini  le  concept humain du musée comme un endroit où on  parle des individus (Pamuk, O, 2009). Dans son manifeste Pamuk (El País, digital édition, 2012), souligne  que l’expérience individuelle est une expression de la société. À partir de cette réflexion nous regardons l’exposition “Ilusiones” de la dignité de travail,  de l’adaptation de la campagne à la vie de villes, du respect de la vieillesse et des défis personnels. Chacun des portraits est composé de trois formats : le texte, la photographie et la peinture, où 8 personnes âgées parlent de leurs illusions qui se muent en une leçon de vie.

D’autre part, nous avons le précédent du documentaire Eguzkia lainopean (le Soleil sous le brouillard), qui explique les expériences et les souvenirs des femmes âgées de Baztan (dans le pays basque). Ce projet  rassemble dans un dossier oral et visuel, les expériences et les preuves des gens plus vieux que 65 ans. (Noticias de Navarra, 21.05.12, édition numérique).

Dans la même direction  du projet précédent, dans le  Musée de Sciences naturelles de Valence nous réalisons le projet  « Musées et  mémoire ». Il a eu lieu à l’occasion du Jour International des Musées pendant l’année 2011 et a  consisté en un travail sur le terrain avec des patients âgés et aussi des patients dans le stade précoce de maladie d’Alzheimer dans les hôpitaux publics de la ville de Valence (à cette étape les gens affectés par la maladie, conservent  clairement les souvenirs et les expériences éloignées dans le temps). Nous avons rassemblé les témoignages de connaissance empirique (la sagesse antique) sur l’agriculture, les travaux domestiques, la nourriture traditionnelle, l’élevage de bétail et les ressources rurales qui sont en péril d’être perdus et sur comment leur retour peut être utilisé,  dans une perspective de valeurs sociales, productives et économiques.

À cette ligne, nous considérons que revitaliser l’activité économique dans l’agriculture et le bétail, est essentiel pour consolider la population et arrêter l’exode rural. Le rétablissement de ces des activités traditionnelles à petite échelle est considéré la meilleure prévention contre les catastrophes naturelles (incendies,  érosion du sol, inondations…). Selon le Ministre espagnol Arias Cañete, les hectares brûlés en Espagne pendant l’année 2012 sont équivalents à la superficie du Luxembourg. (La Vanguardia , 24.09.12, édition numérique).

De plus, il est aussi essentiel considérer l’importance de femmes comme une force pour le changement de la campagne. Selon le journal Levante (10/21/12, édition numérique)  44 % de des propriétaires agricoles femmes ont abandonné  leur travaille pendant la dernière   décennie. Il est nécessaire de proposer des mesures pour changer cette situation. C’est pourquoi  la «Unión de Mujeres Agricultoras y Ganaderas »  a célébré la semaine dernière à Valence leur seconde rencontre sur le thème ” Femmes et possibilité d’emploi dans des zones rurales.”

Il est important de se rappeler que l’Écologie est l’économie de l’environnement et que  l’Économie est l’Écologie de la production. (Folch, R. 1998). Les écologistes et les économistes parlent de la même chose, mais  à partir des perspectives différentes et des intérêts souvent en conflit. La clef de la durabilité doit trouver des espaces communs entre les deux disciplines. Dans cette perspective, les jardins verts urbains sont une expérience très intéressante. En plus des avantages d’autosuffisance, il faut prendre en considération   le  facteur  de la cohésion sociale, parce que ces espaces communs  favorisent la rencontre intergénérationnelle et interculturelle. Ils  permettent le rétablissement de la sagesse et de la culture de paysanne qui tient toujours beaucoup de personnes âgées dans nos voisinages urbains. Aussi il permet la participation du voisinage, en promouvant ainsi les racines territoriales, la jonction avec l’espace et son identité et une communauté dont tous les participants peuvent tirer un avantage.

Nous proposons réutiliser des marchés comme des forums publics pour l’échange de ressources, de la connaissance et de l’expérience et d’une perspective novatrice. Depuis toujours, les gens vont là pour s’approvisionner et aussi  pour créer le germe de la communauté sociale.  C’est pourquoi, nous proposons une conception du marché comment un souk traditionnel où des objets et des expériences sont échangés. Cet espace serait une foire de connaissance populaire et il estimerait la sagesse antique.

Dans ce sens, il est nécessaire  de prendre en considération  la Convention sur la Diversité Biologique et les Accords pris au Sommet de la Terre tenu au Rio de Janeiro en 1992, dans lequel  a été établi l’engagement pour conserver la biodiversité en utilisant des ressources dans une façon durable et pour partager les avantages d’une façon juste et équitable. En parallèle à la Conférence, les Organisations Non Gouvernementales ont adopté un Traité sur l’agriculture durable.

Le projet pourrait intégrer des ateliers artisanaux, qui enseignent  tricoter la laine pour faire un pull-over, un atelier pour faire du savon fait maison en utilisant l’huile résiduelle de la cuisine, d’autres recettes avec des herbes sauvages comestibles. (Avez-vous testé les omelettes d’orties? Elles sont délicieuses!). Nous pouvons récupérer la tradition “des métiers de cuisine”.  Beaucoup de cuisines traditionnelles dans des zones rurales sont perdues, (Pellicer, J. 1999) et la commercialisation pourrait être une importante impulsion patrimonial, culturel et économique, dans des zones rurales déprimées et aussi il pourrait promouvoir  le tourisme. (Obón, C. et al., 2011).

Ces expériences pourraient être une source de travail indépendant pour beaucoup de populations rurales (Verde A. et d’autres, 2003). Par exemple, le développement de coopératives pourrait sauver des activités presque perdues, comme la fabrication de produits laitiers, saucisses  traditionnelles, des confitures, le tour à l’utilisation d’herbes. En fait, les laboratoires pharmaceutiques ont passé  beaucoup d’années à faire  des recherches sur les tribus africaines et la tradition Mésoaméricaine. La  conversion de champs  incultes en champs productifs (par exemple, herbes pour pharmacie, parfum et cosmétique) (Revue Ambienta, Ed. Numérique). La gestion commune des ruchers et des fermes promeut l’optimisation et peut générer bénéfices plus hauts dans les deux secteurs.

Dans ce contexte nous proposons la création des  « Musées de la mémoire des peuples », qui pourraient avoir la fonction des centres d’archives de matériels documentaires, oraux, visuels et des objets d’usage quotidien. Ils seraient des musées très vibrants, caractérisés pour une  croissance permanente, formés  par les gens et pour l’utilisation des citoyens, où sera préservée la sagesse historique, qui est, en fin de compte, aussi notre héritage culturel en tant que bien intangible.

De la même façon avec laquelle nous avons condamné  la société postindustrielle, nous devrions utiliser les stratégies qui ont été déjà testées avec succès dans les moments du changement social du modèle de production. Cette expérience des musées de citoyenneté pourrait être  concrétisée avec la réalisation d’une valise pédagogique, qui le permettrait de voyager, avec des informations fournies par tous les utilisateurs, pour être partagé dans les différents domaines (une école rurale, un hôpital, ou un centre d’accueil pour immigrés). Les premières valises pédagogiques ont été créées par le gouvernement de la Deuxième République espagnole en 1931, dans le but d’apporter les Musées et la culture dans les lieus où les citoyens n’ont pas d’accès, comme étaient les sites ruraux plus éloignés (Belinchón, M . 2007).

Sur cette voie le projet aurait plus de sens et servirait le but pour lequel il a été conçu. Nous espérons que vous trouverez cette proposition intéressante et qu’ensemble nous pouvons assembler la synergie pour l’effectuer.

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